Le point de départ. The starting point.

Le véganisme est la base morale, le point de départ, du mouvement abolitionniste pour les droits des animaux. Dans ce blog je vais explorer des problèmes animaliers selon la perspective du mouvement abolitionniste naissant.

2008-03-20

Chronique questions-réponses vegan

Je suis contributeur d'une chronique "questions et réponses" pour un journal local. Parfois les questions concernent les droits des animaux, alors j'ai pensé de les reproduire ici en traduction. Voici la première.

Q: Je crois que les animaux devraient avoir des droits, mais il me semble que le véganisme est trop extrême. Puis-je ne pas montrer mon soutien pour les droits des animaux en m’alimentant de manière végétarienne la plupart du temps et mangeant seulement ceux qui sont marqués biologique et « en liberté » quand je mange des produits d’animaux?

R: Puisque consommer les animaux est une pratique tellement commune et acceptée dans notre société, il y a une idée fausse que le fait de manger de la viande et des produits laitiers est une position politiquement neutre contrairement au véganisme qui peut être une déclaration politique. Ceci n’est pas vrai – l’action de manger de la viande, du lait, ou tout autre produit animal implique que vous acceptez l’idée que nous sommes justifiés d’exploiter les animaux, y compris de les tuer sans nécessité (puisqu’il n’est surtout pas nécessaire de manger les produits animaux pour la santé humaine, et la vie des animaux « élevés en liberté », même celles exploitées pour leur lait ou leurs œufs, leur est enlevée tout de même celle des animaux en élevage intensif).

Une position de soutien pour l’élevage animal « en liberté » et pour l’idée de conditions « meilleures » ou « plus humaines » pour les animaux n’a rien à voir aux droits des animaux, mais plutôt le bien-être animal. Ces deux positions sont fondamentalement incohérentes : l’une déclare qu’il est acceptable d’utiliser les animaux pourvu que l’on respecte certains standards de bien-être avant de les tuer, tandis que l’autre déclare que les animaux devraient avoir le droit de vivre leur vie sans exploitation. Le droit de base est celui de ne pas être la propriété d’un autre, puisque tant que les animaux sont des propriétés, les humains peuvent faire avec eux ce qu’ils veulent, y compris de les tuer pour des fins personnels ou économiques. Le droit légal du propriétaire à maximiser la valeur de sa propriété remportera toujours sur les intérêts de cette propriété animale. Selon une position de droits des animaux, peu importe le bon standard de traitement d’un animal, il est immoral d’utiliser son corps en tant que machine à production (comme dans le cas du lait, des œufs, et du miel) ou en tant que produit lui-même (comme dans le cas de la viande, du cuir, etc.). Ce sont des infractions contre leurs droits (et mènent obligatoirement à la souffrance).

Donc, quand nous parlons des “droits des animaux”, il faut que nous soyons conscients que les diverses sortes d’exploitation animale institutionnalisées dans notre société, y compris l’utilisation des animaux pour l’alimentation, les vêtements, les tests médicaux, le divertissement, et autres, vont à l’encontre du droit fondamental que les humains devraient accorder aux animaux, le droit de ne pas être une propriété. Si vous prenez les droits des animaux au sérieux, votre première tâche est de cesser votre participation aux infractions contre leurs droits afin de vivre en manière cohérente avec vos valeurs. Ceci implique, comme base minimale, devenir végan.

Le véganisme et les changements d’habitudes impliquées peuvent vous sembler un peu écrasantes au début, mais rappelez-vous que quasiment tous les végans étaient un jour dans votre position, et ont réussi à réaliser la transition. Vous pouvez aussi le faire. Les papilles s’ajustent à la nouvelle alimentation, et comme la plupart des végans vous trouverez probablement que vous découvrez tant de nouveaux aliments et recettes que vous mangerez une plus vaste variété de mets délicieux que jamais. Les situations sociales deviennent plus faciles lorsque vous vous trouvez plus à l’aise avec des façons polies mais sans compromis d’affirmer votre engagement à éviter les produits animaux. Assurez-vous de vous trouver du soutien afin de ne pas vous sentir seul(e) – par exemple, profitez des activités de l’AVCN, ou faites la connaissance de nouveaux amis végans sur Internet. Il existe beaucoup de bonnes ressources. Vous trouverez sans doute que le véganisme est très plaisant et satisfaisant, sachant que vous menez votre vie en harmonie avec votre conviction que les animaux non-humains méritent eux-aussi des droits!

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1 commentaires:

À 18 novembre 2009 à 12 h 10 , Blogger thierryvegan a dit...

Bien d'accord avec toi, certains font de leur mieux pour améliorer les conditions de vie des animaux d'élevage, c'est louable, mais ce n'est que pour mieux faire accepter leur mort, pour une alimentation qui ne le nécessite pas !
Je m'insurge également contre ces visites faites par les petites classes, dans des fermes où on voit comment les bébés lapins où les veaux sont si mignons... ou comment faire accepter l'élevage aux tout petits, qui ne reconnaîtrons pas dans le morceau de viande le charmant petit veau qu'ils viennent de caresser !!!
@+

thierryvegan

 

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